. : Une chandelle dans le noir : .

. : Une chandelle dans le noir : .


Katha, les jours passent et je porte encore l'anneau pendu à ma chaîne. Sa chaleur métallique, posé contre mon c½ur, entretient la flamme dont la fumée embrume mon esprit. Des couleurs d'or valsent dans mes yeux, alors que la mer se déverse sous mes pieds ; nul rêve n'oserait égaler cette vague vision de toi, de tes cheveux, de tes yeux. Je me perds dans la contemplation de l'invisible, ta beauté figée dans ma tête par des sortilèges que mon c½ur me refuse les mots. Toutes ces vapeurs d'amours éthérées me rendent apathique et perdu ; tous ces souvenirs me hantent de moments disparus. Le regard perdu dans le vague, les excitations modernes de l'obligation pédagogique me rebutent. Toutefois, c'est vers eux que mes pas las se traînent, d'une résignation épuisée, d'une passion secrète.

L es jours sont fades et froids,
et la nuit jette sur eux des courants d'air glacé,
de rumeurs mortes.

Les nuits ne se passent pas comme elles se passaient avant. Tantôt tristes, tantôt inquiètes, ces nuits m'angoissent et me harcèlent, pointant sur moi des souffles trempés de peur, de silence. Il me manque de me sentir protégé, dans des caresses bercées par ces chandelles chaleureusement ondulantes et fières, maintenant frêles et honteuses. Le souffle régulier, les mouvements endormis, les visages attendrissants, les proximités amoureuses, les câlins repus de satisfaction béate. Je n'entends plus que le silence. Le silence d'avant ne sentait pas autant l'automne, les cendres. Ton parfum vaporisé dans la hâte de te ressentir laisse mes narines sur leur faim, lorsque le silence reprend ses droits sur la nuit. Le malheur de mes ténèbres n'ont pourtant jamais autant fait briller la flamme en moi, Katha


M orphée ne se plaît plus à me border ;
ses bras se refusent à moi et ne m'offrent plus
le soulagement à ma torpeur stupéfiée.


~ ~ ~

Es-tu surprise, Katha ? Je me demande bien quelle est ta réaction en ce moment... :P Je me souviens encore de celle que tu as eu au camp de pasto cet hiver... quand j'ai vu les larmes couler, ta lettre à la main... Je pensais que tu étais triste ! Aha ! Quand j'ai su que c'était des larmes de joie, je me retenais bien de ne pas pleurer moi aussi :P ! Tu as vraiment eu un hiver enneigé toi...
J
e ne comprends pas encore. J'aurais besoin que quelqu'un m'explique : nous sommes le 27 ; cela fait 18 jours. 18 petits jours. Comment est-ce possible ? J'ai l'impression que 10 éternités sont passées depuis ton départ. Je ne comprendrai jamais que le temps qui passe si lentement pour moi n'a pas fait avancer les jours comme je le croyais. J'ai l'impression que ça fait au moins un mois, voire deux que tu n'est plus là ! Mais je me souviens de l'aéroport, de chaque petit détail de cette température trop belle, de ces adieux trop irréels. J'ai pleuré devant tous ces inconnus. Moi qui ne pleurait presque jamais, me voilà qui chiale dans un aéroport plein de monde. C'était incontrôlable. Mais je n'y pensais pas. À quoi pouvais-je bien penser qui eut vraiment du sens ?

T out se presse, tout est actif ;
le monde tel qu'il m'entoure
ne m'offre pourtant
qu'une intrépide solitude.

Tout a commencé à Waterloo. Tu n'étais pour moi qu'une étrangère (quoique très jolie et plutôt gentille). Je me souviens avoir fait le fou cette journée-là. Tu riais de mes blagues plates, tu prenais une vidéo de moi. Mais j'étais tellement épuisé par la suite que je ne me souviens plus très bien :P. Je me souviens des Appaches, notre équipe amérindienne (bordel, on s'est faits éliminer par cette bande de traîtres qui nous ont tendu un piège !). Je t'ai regardée, d'un regard que l'on a avec ces personnes belles et pleines de charmes... Puis je regardais ailleurs, sans attention. Si je connaissais à ce moment-là la fille extraordinaire que tu étais (que tu es :P), je ne sais pas comment j'aurais réagi... Je me souviens des crocus, ces boules de piques qui restent aux vêtements qu'on se garochait par-dessus la tête... c'était tellement amusant ! Et ensuite, je me souviens d'avoir été dans le bus avec toi, à vous écouter chanter en allemand toi et Maike. C'était dle :P, on riait. Il y avait ce Gabriel que Maike avait l'air de pas mal apprécier (je guettais ton regard...je sentais une légère pointe de jalousie me pincer le c½ur...). Puis on est revenus à la maison, et mes souvenirs de ce jour sont disparus.

L a lueur de l'espoir ne saurait me trahir ;
Je la protège tous les jours
Contre l'oppression du temps.

Puis est venue l'Halloween, et ce party de Roxanne. Et le bowling... God... Quand je t'ai vue t'élancer vers la piste, ta boule à la main, je me disais... fuck, quelle tricheuse ! Un autre strike ! euuuuuh.... Non ! Je disais en fait... :P Wow... elle bouge bien cette fille. On dirait qu'elle flotte... L'effet des Black Lights rendait le tien encore plus saisissant. Mon c½ur battait plus vite qu'à la normale... Je recherchais la place à tes côtés. Je me suis assis n'importe où, sauf sur les sièges libres, car tant que j'étais près de toi, je me sentais mieux. J'aurais fait n'importe quoi en ce moment pour avoir ton attention...j'aurais tout donné pour un simple effleurement de ta main sur moi... Plus tard, à la fête, je crois que je ne me rendais pas compte que je te dévisageais. Souvent, ton regard croisait le mien, et je me sentais défaillir... mais ce contact visuel me donnait chaud, et je désirais le prolonger encore... Puis j'ai dû partir.
À u
ne certaine date (dont le souvenir m'est incertain :P), nous sommes sortis avec l'école pour visiter une synagogue et un temple bouddhiste. Dans l'autobus, j'étais assis à côté de Julia, près de la fenêtre et directement en arrière de toi, qui était assise à côté de Maike. Vous discutiez beaucoup ensemble, et souvent, je me sentais exclu. Je regardais tes cheveux, brillant de milles paillettes d'or alors que le jour amorçait sa descente prématurée en ce jour d'automne. Toutes ces histoires de religions, ce que toi et Maike me disiez à propos de «Ich bin Deutschland.» et de «Ich bin Papst», tout ça m'a donné une idée. Avec le vocabulaire très basique tu m'avais enseigné... je t'ai offert ma première phrase en allemand : « Ich bin Papst, und du bist meine Religion.» J'ai vu une lueur d'espoir ce jour-là.

L a passion brûle mon corps,
Ravagé par le froid du monde,
Ténébreux bouclier,
Pour ma petite chandelle.


Très peu de temps après, je suis venu chez toi... Je me souviendrai toujours de cette image très nette dans mon esprit. Toi, moi, assis sur ce lit, les écouteurs aux oreilles, penchés vers l'autre au point je pouvais lire dans tes yeux ce message avivant tous mes espoirs, alors que je te chantais mes chansons. Si j'avais eu plus de temps...
En
allemand, on distingue l'amour de l'amitié avec le verbe aimer, «lieben». On dit «ich liebe dich» pour je t'aime d'amour, et «ich habe dich lieb» pour je t'aime d'amitié. Pendant une semaine, je me suis résolu à ne JAMAIS dire l'un ou l'autre, de peur que tu découvres la vérité, ou que tu penses que je ne t'aimais pas. C'était difficile... alors chaque soir, je finissais notre conversation sur MSN par un «Je t'aime» vague et qui te laissait encore dans l'inconnu. Et ce samedi 10 novembre est arrivé. Vous connaissez tous la suite, non ? :P.


~ ~ ~


S i je t'écris cet article Katha, ce n'est pas pour exhiber notre amour. Je t'écris cet article parce que je ne veux pas que tu crois que mon amour pour toi est secret, et parce que c'est la chose dont je suis le plus fier de toute ma vie. J'espère que cet article t'a plu, et que le petit cadeau que je t'enverrai moi-même demain te plaira...

Parce que ce n'était pas un adieu,
Parce que
Katha :


JE T'AIME !




P aul - É M I L E

# Posté le mercredi 27 août 2008 01:34

Modifié le mercredi 27 août 2008 01:47

Horaire Cégep - Paul

Horaire Cégep - Paul
Vie politique Lundi 08:00 - 10:40 G-1216 PATRICK VANASSE

Phi:rationalité Mardi 09:50 - 11:35 D-2362 SERGE PROULX
Fra: Communicat Mardi 15:20 - 17:05 G-1202 DIANE SIMONEAU

Indiv & société Mercredi 08:00 - 10:40 G-1219 ROBERT MÉNARD

Anthropo.Origin Jeudi 08:00 - 10:40 A2350F ANDRE CAMPEAU
Phi:rationalité Jeudi 12:35 - 14:20 A-2518 SERGE PROULX
Fra: Communicat Jeudi 16:15 - 18:00 G-1206 DIANE SIMONEAU

Volleyball mixt Vendredi 08:00 - 09:45 F-1210 SYLVIE FONTAINE
Volleyball mixt Vendredi 09:50 - 10:40 F-1210 SYLVIE FONTAINE
Histoire civil Vendredi 11:40 - 14:20 G-1217 MARIE-ANDREE GELINAS




P aul - É M I L E

# Posté le mercredi 13 août 2008 22:31

Scéance photo - Katha et moi

Scéance photo - Katha et moi
Le dimanche 3 août, Katharina et moi sommes allés voir Érika Brindle, la maquilleuse (magicienne) dédiée aux shows de l'ESSJ, afin d'avoir une scéance maquillage / photo. Pour un coût vraiment bas, nous avons reçu un cd avec une centaine de photos, dont voici les meilleures. Pour un petit supplément, nous avons même fait du body painting.

Pour voir ses oeuvres (nous serons prochainement sur son site avec plusieurs autres photos), allez voir son site sur le http://www.angelfire.com/film/erika8/dolls.html.




P aul - É M I L E



# Posté le mardi 12 août 2008 23:51

Modifié le mercredi 13 août 2008 22:33

Scéance photo - Katha et moi

Scéance photo - Katha et moi


P aul - É M I L E


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 12 août 2008 18:28

Modifié le mardi 12 août 2008 23:53

Scéance photo - Katha et moi

Scéance photo - Katha et moi


P aul - É M I L E


# Posté le mardi 12 août 2008 18:15

Modifié le mardi 12 août 2008 23:55